Luttons ensemble contre l'exploitation des enfants dans la filière du cacao

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Luttons ensemble contre l'exploitation des enfants dans la filière du cacao

par Fairtrade Lëtzebuerg

Le côté amer du chocolat : le travail des enfants dans les plantations de cacao est toujours d’actualité. Selon une étude menée par l’Université de Tulane (USA) en 2015, plus de deux millions d’enfants travaillent dans des plantations de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Et ce malgré le fait qu’en 2001, toutes les grandes entreprises chocolatières ont approuvé le protocole Harkin-Engel visant à abolir l’exploitation des enfants dans les plantations de cacao.En 2005, 2008 et 2010, les entreprises chocolatières internationales n’ont pas respecté les délais fixés pour déraciner le travail des enfants de leurs chaînes d’approvisionnement.

Le nouveau délai est fixé pour 2020 mais selon les experts de la filière, l’industrie du cacao ne sera toujours pas capable de respecter son engagement d’abolir l’exploitation des enfants dans la filière du cacao. L’une des raisons est que près de 20 ans après s’être engagées à éradiquer le travail des enfants, les entreprises chocolatières ne peuvent toujours pas identifier les fermes d’où provient tout leur cacao et encore moins si le travail des enfants a été utilisé dans sa production.

Face à l’échec de cette initiative volontaire, il est temps de demander aux gouvernements de mettre enfin les entreprises face à leurs responsabilités. L’introduction d’un devoir de diligence contraignant dans la législation avec la mise en place de sanctions efficaces pour les entreprises qui ne se conforment pas aux obligations, semble désormais être la seule voie qui aboutira à l’abolition de l’exploitation des enfants dans nos filières d’approvisionnement.

Le mouvement Fairtrade s’engage à lutter contre l’exploitation et la maltraitance des enfants par le biais des standards et des différents programmes mis en place par les réseaux de producteurs. Les exigences du commerce équitable en matière de travail des enfants sont fondées sur les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (Convention 182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants et Convention 138 de l’OIT sur l’âge minimum) et sur la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant.

 

Le commerce équitable interdit l’emploi d’enfants de moins de 15 ans et aucun enfant de moins de 18 ans ne peut être engagé dans un travail dangereux ou compromettant sa santé, son éducation ou son développement. Si la législation nationale fixe un âge minimum plus élevé pour le travail des enfants, alors le commerce équitable exige que les producteurs respectent la législation nationale.

Le respect des standards du commerce équitable est vérifié par FLOCERT, une société indépendante, certifiée ISO, et comprend des audits annoncés et inopinés des organisations de producteurs certifiées et des exploitations de leurs membres. Une violation des droits de l’homme, y compris la traite des êtres humains, le travail forcé ou les pires formes de travail des enfants entraîne la suspension et le retrait immédiat de la certification. Des mesures immédiates seront également mises en œuvre pour protéger l’enfant ou les enfants affectés, en travaillant avec les agences nationales de protection de l’enfance et/ou les organisations de défense des droits de l’enfant afin d’assurer un bien-être à long terme. Tous ensemble, nous pouvons lutter contre l’exploitation des enfants dans les plantations de cacao en choisissant pour la fin de l’année des délices chocolatés issus du commerce équitable.

Un prix minimum et une prime de développement à la hausse

Fairtrade est le seul système de certification qui a une exigence de prix minimum représentant un filet de sécurité pour les producteurs, ce qui offre déjà une différence significative sur les revenus des producteurs.

Le prix minimum Fairtrade a connu une augmentation de 20% pour le cacao conventionnel à partir du 1er octobre 2019. En plus du prix minimum, les coopératives reçoivent une prime de développement de $240 par tonne qui bénéficie tant aux producteurs qu’à leurs communautés – la prime a aussi connu une augmentation de 20% depuis le 1er octobre 2019.

Joignez-vous à la lutte contre l'exploitation des enfants !

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